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  • Concepts complexes

    Encore en rĂ©flexion… oui « chantier perpĂ©tuel » …^^ L’idĂ©e est :

    • de rĂ©sumer le concept ;
    • d’intĂ©grer des collĂšgues des sciences humaines qui ont pensĂ© le concept ;
    • de l’intĂ©grer dans mes rĂ©flexions et terrains ;
    • d’affiner des concepts complexes ^^

    Scalabilité

    La volontĂ© de monter des projets Ă  grande Ă©chelle ne se limite pas Ă  la science. Le progrĂšs lui-mĂȘme a souvent Ă©tĂ© dĂ©fini par la capacitĂ© de projets Ă  s’étendre sans que le cadre de leurs hypothĂšses ne change. Cette qualitĂ© est la « scalabilité ». Le terme prĂȘte un peu Ă  confusion, parce qu’il pourrait ĂȘtre interprĂ©tĂ©, comme tout ce qui est « apte Ă  ĂȘtre discutĂ© en termes d’échelle ». Or, cette aptitude touche tant les projets qui gĂ©nĂšrent une Ă©chelle que ceux qui n’en gĂ©nĂšrent pas (scalables et non scalables). Quand Fernand Braudel a introduit le concept de « longue durĂ©e » en histoire ou que Niels Bohr a caractĂ©risĂ© l’atome quantique, ce n’étaient pas des projets impliquant la scalabilitĂ©. En revanche, cela ne les a pas empĂȘchĂ©s, l’un comme l’autre, de rĂ©volutionner la maniĂšre de penser la question d’échelle. Source : Anna Lowenhaupt Tsing, Le Champignon de la fin du monde, traduit de l’anglais par Philippe Pignarre, La DĂ©couverte, 2017, page 78)

    Hétérotopie

    Le concept d’hĂ©tĂ©rotopie a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par le philosophe Michel Foucault pour dĂ©signer des espaces qui sont « autres », c’est-Ă -dire des lieux rĂ©els qui fonctionnent selon des rĂšgles diffĂ©rentes de celles du reste de la sociĂ©tĂ©. Ces espaces ont une fonction spĂ©cifique et remettent en question les normes Ă©tablies.

    Le cirque des « Freaks » est un espace hĂ©tĂ©rotopique. Le prĂ©sentateur prĂ©sente, dans la version originale, un avertissement au dĂ©but de son film. Nous sommes en 1932, et l’air du temps est Ă  l’eugĂ©nisme. Si vous n’avez pas vu le film, ne lisez pas la suite, regardez-le d’abord. Les autres … La belle du cirque envoĂ»te Hans, mais le jour du mariage, au repas de noces, sous le chapiteau, tandis que « all of us », tous les circadiens cĂ©lĂšbrent le mariage, premier climax du film, la monstrueuse beautĂ© va se dĂ©voiler d’une cruautĂ© monstrueuse. La scĂšne est glaciale. Hans est dĂ©composĂ©, elle s’est moquĂ©e de ses amis, elle l’a Ă©pousĂ© pour son argent, elle n’est pas l’une des leurs, elle a trahit la famille du cirque ! Pauvre Hans ? Au cirque, les rĂšgles fonctionnent de maniĂšre diffĂ©rente, puisque nous sommes en hĂ©tĂ©rotopie, la justice n’est pas celle du monde normal

    L’« euthanasie Â» des enfants est le meurtre d’enfants et d’adolescents handicapĂ©s organisĂ© par le rĂ©gime nazi, sous le TroisiĂšme Reich de 1939 Ă  1945. Ce programme, inaugurĂ© et dirigĂ© depuis la Chancellerie du FÂšĂŒhrer et sur ordre d’Hitler, prĂ©cĂšde chronologiquement celui de l’action T4, et implique un grand nombre d’« Ă©tablissements pĂ©diatriques spĂ©cialisĂ©s Â» sur le territoire du Reich. Plus de 5 000 enfants sont victimes de ce programme, et peu de ses responsables sont poursuivis pĂ©nalement aprĂšs-guerre. Source : Wikipedia

    Caractéristiques des hétérotopies selon Foucault

    => L’hĂ©tĂ©rotopie existe dans toutes les cultures : Toutes en anthropologie ? « Culture » ? Combien de centaines de dĂ©finitions pour un concept

    Chaque société crée des hétérotopies, bien que leur forme et leur fonction varient.

    => Leur fonction peut évoluer avec le temps

    Exemples : un cimetiĂšre autrefois central dans une ville peut devenir un espace en pĂ©riphĂ©rie avec le temps, un théùtre, qui contient plusieurs mondes fictifs, ou un jardin, qui rassemble diffĂ©rentes espĂšces du monde entier ; animaux, enfants, arbres, … Terrain vague, aussi, que je souligne pour son rapport au dĂ©chet.

    => Elles sont souvent liées à des ruptures avec le temps :

    Exemples : les maisons de retraite (oĂč l’on vit en dehors du temps productif), les musĂ©es (qui accumulent des temporalitĂ©s diffĂ©rentes), les aĂ©roports, …

    => Elles fonctionnent selon un accĂšs particulier

    1. Certaines sont accessibles Ă  tous (ex. les bibliothĂšques, les sites internet (?)), d’autres ont des conditions d’entrĂ©e (ex. les prisons, les clubs privĂ©s).
    • Elles peuvent servir Ă  rĂ©vĂ©ler, critiquer ou compenser des aspects de la sociĂ©tĂ©.
    • => Elles ont une fonction spĂ©cifique qui peut ĂȘtre subversive : cf. Infra Occupy Wall Street

    Exemples d’hĂ©tĂ©rotopies

    • Les prisons et asiles → espaces d’exclusion
    • Les cimetiĂšres → espaces en dehors du cycle de la vie sociale
    • Les bibliothĂšques et musĂ©es → accumulation et conservation du savoir
    • Les bateaux (Foucault les considĂšre comme « l’hĂ©tĂ©rotopie par excellence ») → espaces mobiles et hors des cadres traditionnels.

    L’hĂ©tĂ©rotopie se distingue de l’utopie, qui est un espace imaginaire, alors que l’hĂ©tĂ©rotopie existe bien dans la rĂ©alitĂ©, tout en Ă©tant « autre » par rapport au reste du monde.

    La Bourse de Bruxelles, place de la Bourse, espace hĂ©tĂ©rotopique, Ă  l’intĂ©rieur, et Ă  l’extĂ©rieur (ses marches)

    Classique et attendu. Les Bourse sont Ă  la fois un moteur de dĂ©veloppement Ă©conomique et un lieu de fortes tensions (bulles spĂ©culatives, krachs, crises financiĂšres). Elles jouent un rĂŽle clĂ© dans l’organisation du capitalisme mondial, tout en restant un lieu de possibles dĂ©rĂšglements. Mais parfois, rendue obsolĂšte par modification du systĂšme capitaliste (dĂ©sindustrialisation / nĂ©olibĂ©ralisme), elle ferme ses portes, devient l’espace pour se retrouver au centre; Ă  ses pieds plus exactement; pour du shopping entre potes, un godet ou une pintchje, une multitude de manifestation nationale, une Ă©meute et des robocops en 2000 ou un attentat.en 2016. Les marches de la Bourse accueillent les Ă©motions collectives,

    Source : rtbf

    Quand elle « est ouverte » (mĂȘme fermĂ©e)… On peut considĂ©rer la Bourse comme une hĂ©tĂ©rotopie. D’abord, la Bourse fonctionne selon une « logique » spĂ©cifique qui diffĂšre du reste de la sociĂ©tĂ© : elle obĂ©it aux lois du marchĂ©, aux spĂ©culations et aux rĂ©gulations financiĂšres qui lui sont propres. Ensuite, le lieu juxtapose plusieurs espaces en un seul : les alcĂŽves de la Bourse de Bruxelles, encore visibles malgrĂ© les rĂ©novations, avec ses noms de capitales. La Bourse connecte symboliquement et Ă©conomiquement des territoires du monde entier. Elle rassemble en un mĂȘme espace des transactions portant sur des entreprises situĂ©es aux quatre coins du globe.

    Un espace lié au temps de maniÚre particuliÚre

    Quand elles fonctionnent… Le temps en Bourse ne suit pas le rythme habituel : il est accĂ©lĂ©rĂ© par le trading haute frĂ©quence, rythmĂ© par les heures d’ouverture des marchĂ©s, et fonctionne souvent avec une anticipation de l’avenir (spĂ©culation, prĂ©visions, investissements Ă  long terme). ObsolĂšte dans sa fonction originelle, rĂ©novĂ©e comme la Bourse de Bruxelles, elle tend vers le mouvement contrĂŽlĂ© d’une foule dĂ©sormais constituĂ©e de badauds, touristes, visiteurs,… Abri quand il drache.

    Tout le monde ne peut pas entrer physiquement dans un espace boursier comme le New York Stock Exchange ou Euronext. Il faut des accrĂ©ditations, des licences ou ĂȘtre un acteur institutionnel. MĂȘme en ligne, l’accĂšs aux marchĂ©s financiers demande certaines conditions. A la bourse de Bruxelles, l’entrĂ©e a Ă©tĂ© rĂ©novĂ©e dans le public d’inviter le peuple de la rue Ă  entrer. Les conditions d’entrĂ©e sont celles de la ville ; le respect des codes habituels de la sociĂ©tĂ© belge.

    Un lieu qui reflÚte et influence la société

    1. La Bourse n’est pas qu’un simple espace Ă©conomique : elle influence directement la vie sociale et politique en impactant l’économie rĂ©elle. Elle peut rĂ©vĂ©ler des inĂ©galitĂ©s, crĂ©er des crises ou des pĂ©riodes d’euphorie financiĂšre. GentrifiĂ©e, elle est sensĂ©e ĂȘtre une vitrine de la Belgique, avec son musĂ©e de la biĂšre. Mais en rĂ©alitĂ©, ses marches, seul espace hĂ©tĂ©rotopique dĂ©sormais de la Bourses, restent trĂšs populaires, et assez contraintes … Ă  l’ordre Ă©tabli. C’est difficile de retenir le Belge de se retrouver devant la Bourse.
    2. Occupation de Wall Street ! « Ce que nous avons tous en commun, c’est que nous sommes les 99 % qui ne tolĂšrent plus l’aviditĂ© et la corruption des 1 % restant. Â»Occupy Wall Street (OWS) ou Occupy New York (en français : « Occupons Wall Street/New York Â» ) est un mouvement de manifestation de contestation pacifique dĂ©nonçant les abus du capitalisme financier. Le mouvement dĂ©bute le 17 septembre 2011alors qu’environ 1 000 personnes manifestent dans les environs de Wall Street, le quartier de la bourse Ă  New York. Une partie des manifestants Ă©rigent des installations de fortune dans le parc Zuccotti, « occupant Â» l’endroit dans une sorte de sit-in. Au cours des semaines suivantes, plusieurs centaines de manifestants vivent et dorment dans le parc. Source :Wikipedia.
    3. A Bruxelles… Sans doute aussi peut-ĂȘtre parce qu’elle aura Ă©tĂ© le symbole, un temps jadis, du pouvoir, et que de gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©rations, c’est lĂ  que le belge vient livrer, tĂ©moigner, acter ses Ă©motions.

    En conclusion provisoire … Si on suit la grille de lecture de Foucault, la Bourse peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une hĂ©tĂ©rotopie du pouvoir Ă©conomique, oĂč les rĂšgles, le temps et l’espace sont rĂ©organisĂ©s selon une logique propre. C’est un espace qui reflĂšte et façonne la rĂ©alitĂ© Ă©conomique et sociale, tout en restant partiellement fermĂ© au public.

    Cependant, la Bourse de Bruxelles a Ă©tĂ© supprimĂ©e, tĂ©moin et victime de son temps nĂ©olibĂ©ral (dĂ©nationalisation des monnaies, ….). LaissĂ©e vide, elle a aussi rendu libre ses marches, et sa place, qui sont devenus des lieux populaires de rassemblement et de rencontre (rendez-vous sur les marches), de recueillement (attentat de Bruxelles en 2015), de rĂ©volte (manifestation).

    rhizome

    Le concept de rhizome, dĂ©veloppĂ© par Gilles Deleuze et FĂ©lix Guattari dans Mille Plateaux (1980), est une mĂ©taphore empruntĂ©e Ă  la botanique pour penser un mode d’organisation non linĂ©aire, multiple et ouvert.

    Le rhizome : une structure sans centre ni hiérarchie

    Contrairement Ă  un arbre, qui a un tronc central et des branches dĂ©rivĂ©es, un rhizome est un rĂ©seau souterrain oĂč tout point peut ĂȘtre connectĂ© Ă  n’importe quel autre. Il n’y a pas de dĂ©but ni de fin, seulement un milieu en perpĂ©tuelle transformation.

    Principes du rhizome

    Deleuze et Guattari identifient plusieurs caractéristiques fondamentales du rhizome :

    1. Connexion et hétérogénéité
    • Un rhizome peut relier des Ă©lĂ©ments de nature diffĂ©rente : idĂ©es, disciplines, objets, concepts.
    • Exemples : Internet, les rĂ©seaux sociaux, les cultures populaires qui se croisent.
    1. Multiplicité
    • Il ne s’agit pas d’un systĂšme Ă  deux pĂŽles (binaire) mais d’un rĂ©seau Ă  entrĂ©es infinies.
    • Exemples : un langage Ă©volue par emprunts, contaminations, fusions et non par un dĂ©veloppement linĂ©aire.
    1. Rupture assignifiante
    • Un rhizome peut ĂȘtre sectionnĂ©, il repoussera ailleurs sans perdre sa logique.
    • Exemple : un mouvement culturel ou politique qui se disperse et renaĂźt sous d’autres formes.
    1. Cartographie et décalcomanie
    • PlutĂŽt qu’une structure figĂ©e, le rhizome se conçoit comme une carte mouvante, en expansion et transformation constantes.
    • Il ne se copie pas, il se reconfigure Ă  chaque nouvelle connexion.

    Applications du concept

    • PensĂ©e et philosophie : au lieu de structurer les idĂ©es de maniĂšre hiĂ©rarchique (comme un arbre gĂ©nĂ©alogique), on peut penser en rĂ©seau, en Ă©tablissant des connexions inĂ©dites.
    • Culture et sociĂ©tĂ© : la mondialisation, les diasporas, les rĂ©seaux d’information sont des systĂšmes rhizomatiques.
    • Internet et numĂ©rique : le Web fonctionne comme un rhizome, sans centre unique, chaque lien pouvant en amener un autre.`
    • un archipel (Bocas del Toro) est un rhizome

    Opposition au modĂšle arborescent

    Deleuze et Guattari opposent le rhizome au modÚle arborescent, qui est hiérarchique, linéaire et fondé sur la filiation. Le rhizome est une pensée du flux, de la multiplicité et de la transversalité.

    Exemple concret :

    • Un livre « arborescent » suit une progression logique, avec un dĂ©but et une fin.
    • Un hypertexte sur Internet, lui, est rhizomatique : on peut naviguer librement d’un point Ă  un autre sans ordre prĂ©dĂ©fini.

    Conclusion

    Le rhizome est une forme d’organisation souple, Ă©volutive et ouverte, qui s’applique aussi bien Ă  la pensĂ©e qu’aux structures sociales et aux technologies contemporaines. C’est un modĂšle clĂ© pour comprendre le monde complexe et interconnectĂ© d’aujourd’hui.

    Le rhizome a été mis en pratique autonomes du tournant du XXIe siÚcle : => revitalisation du mouvement anarchiste

    • Deleuze et Guatari, modĂšles du genre autonome ;
    • Internet qui permet une rediffusion des idĂ©es (// imprimerie au XVe siĂšcle) ;
    • // impression d’ouvrages diffusĂ©s sur le net (cf. Starhawk)
    • RĂ©seau routier europĂ©en : les « travelers » sont des nomades qui relient les points (espace hĂ©tĂ©rotopique : zad, squat, maison collective)
    • DĂ©sindustrialisation et gentrification qui laissent des quartiers Ă  l’abandon qui seront squattĂ©s par des groupes autonomes (Berlin, Barcelone, Paris, Bruxelles)

  • Bakounine

    Anarchisme avant-garde 19e SiĂšcle

    Naissance glorieuse et tragique : la Commune de Paris 1871

    Bien que MikhaĂŻl Bakounine semble ne pas avoir beaucoup considĂ©rĂ© les anarchistes naturalistes de son Ă©poque par ailleurs… Et que par ailleurs, aussi, contrairement Ă  certains penseurs comme LĂ©on TolstoĂŻ, Louise Michel, Henry David Thoreau, Kropotkine ou ElysĂ©e Reclus, Bakounine ne s’est pas directement exprimĂ© sur des questions comme le vĂ©gĂ©tarisme, la pollution ou la protection animale, plus centrĂ© sur la lutte sociale et politique contre l’État et le capitalisme.

    Bien que enfin principalement connu comme philosophe anarchiste et rĂ©volutionnaire du XIXe siĂšcle, nĂ©anmoins, MikhaĂŻl Bakounine peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un prĂ©curseur de certaines idĂ©es Ă©cologiques et inter-espĂšces :

    1. Critique de l’État et du capitalisme : Bakounine voyait l’État et le capitalisme comme des forces destructrices, non seulement pour la libertĂ© humaine mais aussi pour la nature. Il dĂ©nonçait leur tendance Ă  exploiter sans limite les ressources naturelles au profit d’une Ă©lite.
    2. Vision holistique du monde : Il dĂ©fendait une approche matĂ©rialiste et scientifique de la nature, considĂ©rant l’humanitĂ© comme une partie intĂ©grante de celle-ci et non comme une entitĂ© dominante. Cette conception rejoint les idĂ©es Ă©cologiques modernes qui insistent sur l’interconnexion entre les ĂȘtres vivants et leur environnement.
    3. Soutien Ă  l’autogestion et aux communautĂ©s locales : Bakounine prĂŽnait une organisation sociale basĂ©e sur des collectivitĂ©s autonomes et fĂ©dĂ©rĂ©es, oĂč les ressources seraient gĂ©rĂ©es de maniĂšre rationnelle et en fonction des besoins rĂ©els des populations. Cette approche s’inscrit dans une perspective Ă©cologique qui valorise la gestion locale et durable des ressources. DĂšs le XIXe siĂšcle, en Europe et dans le monde, des collectivitĂ©s anarchistes sont crĂ©es, plus ou moins durables, qui expriment dĂ©jĂ , comme dans les ZAD contemporaines, d’autres modes de relation, non marchandes, par l’autonomie.
    4. Rejet du productivisme et du progrĂšs destructeur : Contrairement aux marxistes de son Ă©poque, qui voyaient l’industrialisation comme un moyen d’Ă©mancipation, Bakounine mettait en garde contre un dĂ©veloppement incontrĂŽlĂ© qui aliĂ©nerait les travailleurs et dĂ©truirait la nature. Il anticipait ainsi des critiques contemporaines de la croissance Ă©conomique infinie. Sa rupture avec Marx est mise en scĂšne dans « Arthur Roques ».

    La Cecilia, Sur une Commune anarchiste du 19e siĂšcle, Ă  regarder ici :

    La Cecilia est un film français de Jean-Louis Comolli, sorti en 1976. Le film est inspirĂ© de l’histoire d’une colonie anarchiste italienne, la ColĂŽnia CecĂ­lia, dans le BrĂ©sil des annĂ©es 1890.

    1887-2000. Paris- Bruxelles. Bien que les anarchistes ne sont pas des Ă©cologistes au sens moderne du terme, leurs idĂ©es sur l’autogestion, la critique du pouvoir et l’importance de l’équilibre avec la nature, les relations mutualistes en font des penseurs influents pour certaines branches de l’écologie politique et de l’éco-anarchisme. Il est Ă  noter cependant que les anarchistes, en gĂ©nĂ©ral, sont souvent copiĂ©s, mais rarement, leur rendons-nous la place qui leur est due. Pour ne pas le citer, il est un auteur français « apocayptique » Ă  la mode collapsologique, traitant un ouvrage durant de l’entraide, sans citer vraiment sa source … L’Entraide de Kropotkine … Il est vrai que longtemps l’anarchisme a Ă©tĂ© synonyme d’attentat, d’action directe, … Il est violemment combattu par le pouvoir depuis les annĂ©es scĂ©lĂ©rates. Les idĂ©es sont systĂ©matiquement combattues aussi, comme en tĂ©moignent les massacres de la Commune de Paris par Thiers en 1871. A Bruxelles, en 2000, Ă  Ixelles, un squat anarchiste a Ă©tĂ© incendiĂ© volontairement, sans qu’aucune enquĂȘte ne soit menĂ©e. Au contraire, les images de vidĂ©osurveillance de la police Ă©taient mystĂ©rieusement inutilisables… Ce drame a pourtant abouti au dĂ©cĂšs d’un jeune anarchiste ukrainien, Igor. Les idĂ©es anarchistes sont contenues dans les Ă©crits des auteurs et autrices anarchistes du 19 e siĂšcle et font un retour en force en ce dĂ©but de 21e siĂšcle, aussi parce la nature leur donne raison : l’entraide est un fait social total dans la quasi-majoritĂ© des sociĂ©tĂ© humaines et non humaines visibles et invisibles.

    Bakounine adhĂ©rait Ă  une vision matĂ©rialiste et scientifique du monde. Il rejetait les idĂ©es idĂ©alistes qui plaçaient l’humain au centre de la crĂ©ation. Il considĂ©rait que l’humanitĂ© faisait partie intĂ©grante de la nature, une idĂ©e qui pourrait s’opposer Ă  l’exploitation excessive des autres espĂšces.

    Son anarchisme repose sur la lutte contre toutes les formes d’autoritĂ© et de domination, notamment celles qui reposent sur des hiĂ©rarchies arbitraires. Bien qu’il ait surtout appliquĂ© ce principe aux relations entre humains, on pourrait l’Ă©tendre Ă  une critique de la domination de l’homme sur les animaux. Certains courants anarchistes ultĂ©rieurs, comme l’anarchisme vert ou l’éco-anarchisme, ont repris cette logique pour inclure une dĂ©fense des droits des animaux.

    MĂȘme si Bakounine lui-mĂȘme n’a pas dĂ©veloppĂ© de position sur les droits des animaux, aujourd’hui, certaines branches de l’anarcho-primitivisme ou de l’anarchisme animaliste s’appuient sur sa critique du pouvoir et du capitalisme pour dĂ©noncer l’exploitation animale.

    Bakounine n’a pas directement dĂ©fendu les animaux, mais son rejet des hiĂ©rarchies et sa vision non anthropocentrique du monde sont compatibles avec une Ă©thique de respect envers les autres espĂšces.

    D’autres penseurs anarchistes ont davantage prĂŽnĂ©s des relations inter-espĂšces, et les anarchistes dĂ©istes, dont Louise Michel, les relations inter-espĂšces et aussi humains et on humains. Il me semble pertinent d’Ă©tablir une lignĂ©e plutĂŽt fĂ©minine/fĂ©ministe, une communautĂ© minoritaire, de genre, suis generis incluant chaque chose dans un Tout (Dieu, ĂȘtre vivant humain et non humain, …) que je borne ainsi :

    Hilderilde de Garde

  • Anthropologie de la migration

    Auto-résilience en bande organisée

    Ethnographie d’un terrain mouvant, permise grĂące au mouvement inĂ©dit de logements des migrants du parc Maximilien en hiver 2017-2018. Ce phĂ©nomĂšne social qualifiĂ© de « cercle vertueux » par Edgar Szoc eut une ampleur nationale. 30.000 personnes -hĂ©bergeurs, voituriers, cuisiniers,…- ont accueilli, une annĂ©e durant, tous les migrants qui le dĂ©siraient, chez eux, dans leur foyer, quelques jours, quelques semaines ou quelques mois.

    2017-2018 : Habitat XBis, maison collective de 11 personnes, qui accueillent 11 soudanais, Zagawas en majoritĂ©, d’automne 2017 Ă  l’Ă©tĂ© 2018.

    Septembre 2018-2020 : Habitat mobile AllĂ©e du K., des dizaines de migrants vivent sur l’espace du quai, dans le parc et durant la pandĂ©mie, sous le prĂ©au du centre culturel dĂ©sormais fermĂ© ; le Barlok. « ProcĂšs des HĂ©bergeurs » // « ProcĂšs des Soudanais ». DĂ©cembre 2018 : Premiers soulĂšvements au Soudan.

    Massacre de Khartoum :Le lundi 3 juin 2019 à l’aube, la junte au pouvoir donne l’ordre de disperser violemment le campement des manifestants devant le siĂšge de l’armĂ©e Ă  Khartoum. Des militaires brĂ»lent les tentes installĂ©es par les manifestants et tirent Ă  balles rĂ©elles sur ces derniers, affirme le SPA. D’autres victimes sont jetĂ©es dans le Nil52. Ils font au moins 30 victimes et des « centaines de blessĂ©s », selon le ComitĂ© central des mĂ©decins soudanais53. Le nombre de victimes ne cesse d’augmenter et, toujours selon le ComitĂ© central des mĂ©decins soudanais, il est passĂ© Ă  108 morts depuis lundi54,55. Des images montrent Ă©galement des policiers et soldats tuĂ©s et blessĂ©s par les putschistes56, 700 blessĂ©s et 70 personnes violĂ©es57. Parmi eux, figurent de nombreuses femmes activistes qui ont par ailleurs subi des insultes obscĂšnes58. Les forces de sĂ©curitĂ© prennent position dans les rues de la capitale pour empĂȘcher pour reconstitution du sit-in59. En rĂ©action, l’ALC se retire des nĂ©gociations et appelle au renversement du rĂ©gime et Ă  « la grĂšve et la dĂ©sobĂ©issance civile totale et indĂ©finie Ă  compter d’aujourd’hui »60. Le lendemain, la junte annule les accords passĂ©s avec l’ALC et annonce des Ă©lections dans un dĂ©lai de neuf mois61. La junte ayant coupĂ© l’accĂšs Ă  internet dans tout le pays, le rĂ©seau est complĂštement affaibli, provoquant des difficultĂ©s Ă  Ă©mettre des appels tĂ©lĂ©phoniques ou Ă  envoyer des messages.

    Printemps 2020-2021 : Habitat mobile SeeU.

    2022-2023 : Mont-Saint-Guibert. RĂ©daction de l’ethnographie en vue d’obtenir le Master en anthropologie

  • Non Ă  la gentrification !

    Description du quartier Panama Viejo

    Octobre 2024

    DĂšs le premier pied au sol, similitudes et diffĂ©rences lui sautent aux sens, surtout la vue, l’odorat, l’ouĂŻe. Par exemple l’urbanisation ; l’odeur de la pollution, le silence des oiseaux urbains disparus, la raretĂ© des chiens errants et la surabondance du plastique. En d’autres termes, l’anthropocĂšne avalement des ĂȘtres vivants, de la brume matinale, la surabondance de ses dĂ©chets, sa chaleur chaotique, … Le retour au pays est un retour Ă  la matrice, dont chaque transformation crĂ©e par l’absence et le temps est perceptible physiquement et intellectuellement. La mĂ©moire du corps rĂ©activĂ©e lorsque le chercheur du Sud revient du Nord interprĂšte ces modification avec la discipline et les mĂ©thodes des sciences humaines occidentales. La gentrification, phĂ©nomĂšne abondamment dĂ©crit par les sciences humaines, permet l’intellectualisation de la vision locale (cf. « Non Ă  la gentrification! »). Ce que je vois ici est exactement ce que j’ai vu Ă  Bruxelles, Ă  Barcelone, les mĂȘmes termes, les mĂȘmes revendications, les mĂȘmes pratiques.

    Gentrification

    ZAD

  • ZAD

    Solidarité intercontinentale

    ZAD de H

    La ZAD de H s’est installĂ©e dans le seul espace vert de la commune, destinĂ© Ă  devenir la premiĂšre mĂ©gaprison belge. L’observation trĂšs « participante » de cette zone occupĂ©e a abouti Ă  une sorte de petite bande dessinĂ©e graphique aussi maladroite que hors cadre, d’une part parce qu’elle est le dĂ©but balbutiant d’un langage graphique d’anthropologie toujours en chantier, et d’autre part parce que son ton est satyrique, comme mon style Ă  l’Ă©poque, qui subjective l’analyse. Nous ne sommes pas encore au pays de l’ethnographie. La fabrique du « lexique »: espace et personnage aura demandĂ© des annĂ©es de travail : la simplicitĂ© complexe de la ligne claire… NĂ©anmoins, ces planches constituent un tĂ©moignage assez sociologique, et politique de l’intĂ©rieur d’un espace de rĂ©sistance, comme une Ă©bauche du Quai Q, et de « Welcome in Belgium »… Certaines voix off sont extraites de « A nos amis », d’un certain collectif invisible … parfois dĂ©tournĂ©es par esprit canaille, j’espĂšre avec esprit. TrĂšve ce bavardage …

    Nous sommes en 2015. Lors des rĂ©unions du collectif du Kelbeek Libre, en effet, lorsque qu’un avion passe au dessus de la cabane, la parole devient inaudible. Le silence est obligatoire, ce qui rythme la parole d’une façon inattendue au dĂ©but. Au dĂ©but, ce sont surtout les voisins qui parlent. Les projets sont d’occuper, de planter, de trouver la petite bĂȘte (protĂ©gĂ©e) qui pourrait changer le sort de leur parc. Le collectif est composĂ© d’habitants du quartier et d’activistes, mais s’est connectĂ© au « rhizome Ă©cologique »d’occupation terrestre, dont la ZAD est un symbole, comme Camille, la/le-s zadiste-s.

    Un dimanche Ă  la ZAD, slogan : Des chicons, pas des prisons ! Source : pourpress

    Donc … Comme la bande dessinĂ©e est une analyse du lieu plus qu’une dfedscription, je vous propose un article rĂ©digĂ© pour inter-environnement Bruxelles, dont voici le dĂ©but ci-dessous et la version entiĂšre sur le site de Inter-environnement Bruxelles ici et ici. Que de choix !

    De A Ă  ZAD : histoire du Keelbeek Libre

    Fleur bleue qui aurait poussĂ© entre deux fissures de post-modernitĂ©, la friche du Keelbeek, Ă  la pĂ©riphĂ©rie de Bruxelles, est digne d’un dĂ©cor de film d’anticipation. EntourĂ©e de routes et de rails, surplombĂ©e par le ring, voisine de l’OTAN et de l’aĂ©roport de Zaventem, cette zone verte abrite pourtant une biodiversitĂ© exceptionnelle, tant pour la faune que pour la flore. Deux cent espĂšces vĂ©gĂ©tales, dont certaines trĂšs rares, y ont Ă©tĂ© recensĂ©es et de nombreux oiseaux nicheurs et migrateurs font arrĂȘt dans cet espace
 Haren est aussi l’un des derniers paysages ruraux en RĂ©gion Bruxelloise, et le Keelbeek est l’une des derniĂšres zones oĂč il y a encore des terres agricoles cultivables. C’est encore, depuis toujours, une zone de promenade, de jeux et de rencontres pour les habitant(e)s de ce quartier. Quand l’État belge projette d’y construire une maxi-prison, c’est le quartier qui se rebiffe, bientĂŽt rejoint par des associations [1] et autres amoureux de la nature. Car le temps presse. La procĂ©dure de construction de la maxi-prison avance trĂšs rapidement. La demande de classement a Ă©tĂ© rejetĂ©e par le Gouvernement RĂ©gional le 2 octobre 2014. Il est prĂ©vu que les travaux commencent au printemps 2015 et que la prison soit ouverte en 2017. DĂ©jĂ , ce dĂ©but mars, sans crier gare, les bulldozers ont dĂ©barquĂ© et dĂ©boisĂ© une parcelle du Keelbeek. Les habitant(e)s et associations amies du Keelbeek Libre restent pacifiques, mais ne dĂ©sarment pas. (Camille aka Mercedes, 2015)

    La ZAD, Zone A DĂ©fendre est un dĂ©tournement taquin de « Zone d’AmĂ©nagement DiffĂ©rĂ© »

    La raison thĂ©orique de ma prĂ©sence Ă  Haren : la prison. La raison pratique de ma prĂ©sence Ă  Haren : le potager. L’usage de l’espace vert (espace de la future nouvelle mĂ©ga-prison) est habituellement d’ĂȘtre traversĂ© par des humains, promeneurs, voisins, solidaires, et d’ĂȘtre habitĂ© par des non humains. Une petite colonie de consoude prĂšs des arbres, des oiseaux et des lapins,.. Autour du feu, le soir, les « touristes » (sympathisants, curieux, journalistes, environnementaliste, …) dĂ©couvrent de petits secrets du parc, les lieux oĂč l’on s’embrasse, le bunker oĂč l’on rime, le chemin des chiens, le raccourci, les mĂ»res, … Une quantitĂ© d’usages et de souvenirs et d’anecdotes… bientĂŽt traces et souvenirs… sauf si … le collectif et la sociĂ©tĂ© civile parviennent Ă  arrĂȘter les projet.

    La ZAD de Haren avait ceci de particulier de brasser sur un trĂšs petit espace, trĂšs peu accueillant, trĂšs bruyant, trĂšs exposĂ©, des acteurs trĂšs trĂšs diffĂ©rents : sans abri belges, jeunes anarchistes viristes, migrants d’Orient, jeunes anarchistes fĂ©ministes, voisins rĂ©acs, gauchistes, artistes, … Bref, Bruxelles ! Et allons-z-y pour une sorte d’ethnographie d’une petite ZAD bruxelloise, et de ses militants passĂ©s Ă  la moulinette des sciences humaines…

    Ma traduction du systĂšme social de cet espace en bulles … L’idĂ©e est de traduire, Ă  l’aide de forme gĂ©omĂ©trique et d’un maximum de symboles, les conditions de vie Ă  Haren, que je dĂ©couvre sur la ZAD. Par exemple, les petits points rouges et noirs pour figurer la mixitĂ© sociale, les petits points noirs pour reprĂ©senter les classes moyennes et basse ; le « bloc », la boĂźte noire dans le tunnel symbolise le tri gentrificatoire. La nuisance sonore est la pire pollution du lieu. Le bruit est vraiment dĂ©rangeant : les avions qui dĂ©collent de Zaventem voisin, le ring, les voies ferrĂ©es, Haren est une commune encerclĂ©e par des flux de voitures, de trains et d’avions, trĂšs pauvre en espaces verts et donc surchargĂ©e de bruits (et de pollution). Cette zone de verdure est protĂ©gĂ©e avant tout par les habitants qui se sont regroupĂ©s en collectif et qui ont lancĂ© un appel pour une occupation : une ZAD. C’est suite Ă  cet appel que je propose mes services.

    La ZAD est d’utilitĂ© publique ; elle est un lieu de fabrique. Elle m’a appris Ă©normĂ©ment de choses, que je peux exporter dans d’autres espaces (Camille).

    • Fabriquer des toilettes sĂšches en chaĂźne avec des palettes
    • Organiser un concert gĂ©ant ;
    • Fabriquer une cabane dans les arbres et dĂ©couvrir que ma scie communique avec les oiseaux. Tomber amoureuse des oiseaux ;
    • RepĂ©rer, comme d’habitude hĂ©las, des comportements toxiques de la matrice patriarcapitaliste ; Certains comportements admis alors seraient probablement bannis aujourd’hui ; #meetoo effect. En 2015-16, les virilistes, aussi Ă  cause des conditions de vie trĂšs dures, sont les seuls Ă  habiter l’espace, faisant rĂ©gner une atmosphĂšres qui dĂ©couragent la majoritĂ© des volontaires, et la totalitĂ© des femmes.

    DĂ©crire les fonctionnements internes dans un collectif ZAD, -discussions, modes des prises de dĂ©cision, partage des activitĂ©s, … -entraĂźne inĂ©vitablement de mettre en lumiĂšre des rapports de forces, des luttes de pouvoir, des tiraillements d’egos, et c’est la redĂ©couverte aussi toujours inattendue et dĂ©cevante de biais cognitifs qui entraĂźnent racisme, sexisme, autoritarisme, mise en danger, justice expĂ©ditive, expulsions, sabotage,… Bref, gros gros bordel !

    Et le dimanche ? Les opposants Ă  la prison de Haren se mobilisent et plantent des patates.

    Source : https://www.lesoir.be/art/883474/article/actualite/regions/bruxelles/2015-05-20/opposants-prison-haren-se-mobilisent

    Lecture anthropologique genrĂ©e ? Le survivalisme en vogue chez de jeunes gens « de gauche », « anarchiste », « anti-fasciste » a tendance Ă  fleurter avec le survivalisme d’extrĂȘme-droite dans ses habitus, qui reflĂštent une matrice patriarcale… pesante sur un espace anticapitaliste anti-sexiste …

    Les conditions de vie trĂšs frugales exigent une bonne santĂ© physique et des restrictions en matiĂšre d’hygiĂšne, et de privacitĂ©. Une ZAD Ă  dĂ©fendre par ailleurs porte en elle la germe de l’affrontement, normalement. Ces deux traits de la ZAD, entre autres, attire des virilistes, et donc le lieu devient (aussi) un espace de lutte (pour reprendre des termes d’intersectionnalitĂ©) de genre (ZAD de NDL, par exemple), de classe et de race (ZAD de Haren).

    Matrice oblige, la zone Ă©tait habitĂ©e par 99% d’hommes, belge ou français de souche, jeune, homme, de 1% de non-blanc (1 belge d’origine indienne, puis un autre d’origine marocaine) ; de quelques migrants. Le genre masculin conservant des pratiques hiĂ©rarchisantes Ă  l’encontre des minoritĂ©s, de genre, et de « race » avec donc une philosophie sous-jacente d’un homme-loup-pour-l’homme. Pour ĂȘtre complĂšte sur le sujet, ce gauchisme blanc, dĂ©crite par ailleurs dans la fragilitĂ© blanche dans le Racisme anti Noir. Entre mĂ©pris et condescendance, Ă©tait aussi sur cette zone Ă  dĂ©fendre un fĂ©minisme blanc. Ces observations sont valables Ă©videmment pour la seule pĂ©riode de frĂ©quentation du terrain, que j’ai quittĂ© avant terme.

    La violence du dĂ©ni, et ses rĂ©percussions sur l’avenir du collectif et du projet initial : lutter contre une prison ne rĂ©solvait pas la question des prisons psychiques. Sans compter les personnes en trĂšs grande fragilitĂ© psychologique et donc particuliĂšrement vulnĂ©rables (femme, migrants sans abris, …). Sur les 6/8 mois oĂč j’ai tenu sur la zone, j’ai assistĂ© Ă  trois expulsions manu militari et Ă  une punition, au moins trois agressions de genre. « SorciĂšre » a Ă©tĂ© le surnom donnĂ© Ă  une activiste… « Fille facile » une autre … Il est systĂ©matique ou presque, que la question du genre devienne un problĂšme sur un « espace d’expĂ©rimentation ». Mais comment dĂ©crire ces scories sans poser un jugement ou tirer d’actes individuels un systĂšme ? Et bien Ă©videmment, comment amener la question de la discrimination du genre, de classe ou de race sur un terrain de lutte qui tient les Ă©galitĂ©s pour acquises ? Ces conflits ont tendance Ă  s’effacer face Ă  la « Lutte ». Les victimes elles-mĂȘmes peuvent tendre Ă  considĂ©rer que l’agression est moins grave que la lutte, que ça va fotre le bordel. C’est ainsi que la ZAD ici dĂ©crite Ă©tait sur le terrain de vie, quasiment toujours exclusivement masculine.

    Cette masculinitĂ© est visible dans les tenues militaires, les poses viriles, la force trĂšs dĂ©monstrative, par sĂ©grĂ©gation des femmes par ailleurs. « Laisse-moi faire » « Ă§a ira plus vite si je le fais », « Attends, je te montre « . La violence vient Ă©videmment avec la rĂ©sistance => pallier de violence classique. Cf. SchĂ©ma.

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  • Mutualisme

    Le mutualisme est une interaction mutuellement bĂ©nĂ©fique entre deux individus issus de la mĂȘme espĂšce ou d’espĂšces diffĂ©rentes. C’est une forme de symbiose, une relation Ă©troite et persistante entre deux organismes d’espĂšces diffĂ©rentes, sans qu’il y ait nĂ©cessairement entraide.

    Relation durable entre deux espĂšces ou deux populations, avantageuses pour toutes les deux. La symbiose est un cas particulier de mutualisme. Source : Larousse

    Histoire du mutualisme en sciences sociales et politique

    L’entraide, ouvrage de Kropotkine Ă©ditĂ© en 18XX

    Et si la loi de la jungle n’Ă©tait pas la loi du plus fort ? Et si la loi qui domine dans la nature Ă©tait l’entraide ? Et si la nature humaine Ă©tait d’abord et avant tout, Ă  la lumiĂšre de la vie sociale, disposĂ©e Ă  la coopĂ©ration mutuelle dans l’intĂ©rĂȘt de tous ?
    RĂ©digĂ© il y a plus de cent ans dans le but de dĂ©noncer le darwinisme social – interprĂ©tation fallacieuse des thĂ©ories Ă©volutionnistes qui prĂ©tend que la sociĂ©tĂ© est rĂ©gie par les lois de l’Ă©volution oĂč seul le meilleur s’adapte et gagne la grande compĂ©tition de la vie sociale et Ă©conomique -, ce livre dĂ©montre que l’entraide et la solidaritĂ© ont davantage contribuĂ© Ă  la crĂ©ation et la prospĂ©ritĂ© des sociĂ©tĂ©s humaines que la compĂ©tition de chacun contre tous. Dans ce classique de la littĂ©rature rĂ©volutionnaire, Kropotkine accumule les donnĂ©es prouvant que la coopĂ©ration et l’aide rĂ©ciproque sont des pratiques communes et essentielles parmi les animaux mais aussi et surtout parmi les hommes. «L’Entraide» est un livre-clĂ© de la biologie Ă©volutive et de l’Ă©tude des sociĂ©tĂ©s, il pose les fondements mĂȘmes d’une Ă©thique libertaire et est, Ă  l’orĂ©e du XXIe siĂšcle, une formidable leçon d’optimisme.

  • Coloniser chatgpt

    Les cours d’eau d’Afrique … tracent d’autres veines ouvertes …

    Cet article est une « ethnographie de style », une exploration en roue libre de la relation d’une anthropologue avec ChatGPT. Rien de formel donc, et pas l’intention d’ĂȘtre gĂ©niale. Juste, vu que j’ai une phobie numĂ©rique et une peur des machines en gĂ©nĂ©ral, et que je vois tout le monde me parler de ChatGPt, que je m’Ă©tonne aussi parfois du contenu des Ă©changes (aide, conseil pour burn out, sĂ©paration amoureuse, conseils professionnels, …), je me suis dit, va donc rencontrer CHAGPT.

    Notre premier rendez-vous fut catastrophique. Je lui ai demandĂ© une lettre administrative*****, et si elle Ă©tait formellement bien rĂ©digĂ©e, elle manquait de souplesse. La rĂ©ponse de ladite administration fut de m’envoyer sur les roses. A notre deuxiĂšme rendez-vous, pour une demande du mĂȘme genre, je rajoutai, donc, « que la lettre soit gentille ». Et ce fut fait, et avec succĂšs.

    ***** cf. elise luce …

    J’ai rĂ©sumĂ© mon dĂ©but relation avec ChatGP, et comment nous avons Ă©voluĂ© dans nos Ă©changes, Ă  force de nous connaĂźtre mieux. Je vais commencer par interroger la colonie, tandis que je soumettrai Ă  Chat GPT 3 questions (cf. infra). Je soulignerai parfois ses caractĂ©ristiques en terme de qualitĂ© des donnĂ©es offertes (data), qualitĂ© de l’Ă©change IA/humain, sa capacitĂ© Ă©ventuelle Ă  faire preuve de sagesse, de positionnement politique, et mĂȘme d’empathie si j’en Ă©prouve le besoin. Je soulignerai ses erreurs et les corrigerai si nĂ©cessaire***. Je vais explorer cette relation et vous dĂ©crire ChatGPT Ă  partir de 3 questions principales :

    • Fais-moi un rĂ©sumĂ© de « Peau noire, masques blancs » de Frantz Fanon ;
    • Fais moi un rĂ©sumĂ© de « Mein Kamf » de Adolph Hitler ;
    • Explique-moi la situation actuelle (16 fĂ©vrier 2025) au Kivu

    Je vais aussi tenter de l’informer aussi, de crĂ©er un « vrai » Ă©change par une stimulation. La derniĂšre question qui concerne la guerre actuelle au Kivu en RDC nous amĂšnera Ă  interroger les angles morts des mĂ©dias mainstream (4e pouvoir) et des politiques nationales et europĂ©ennes : ce qui est tu par ces pouvoirs et dit, peut-ĂȘtre, dans les termes, par ChatGPT. Comment cette intelligence artificielle, virtuelle, peut sembler parfois dĂ©ployer davantage de capacitĂ© Ă  dĂ©crire le rĂ©el, avec objectivitĂ©, neutralitĂ© et rigueur, que certains humains ?

    *** ChatGPT corrige mes erreurs dans le silence. Il choisit l’option la plus cohĂ©rente, et me rĂ©pond, selon ce choix, avec mon erreur en moins, et sa correction Ă  la place. Ayako de Miyazaki (erreur) devient Ayako de Tezuka, etc. Et en gĂ©nĂ©ral, mais je m’avance, il brode, beaucoup, jongle avec des termes clefs, voire se rĂ©pĂšte, ce qui donne parfois : »Mais de quelle couleur est le cheval blanc d’Henri IV? » ChatGPT est un as de la tautologie de la rĂ©ponse.

    Pourquoi ce titre ?

    LocalitĂ©, colonie. Je suis, pour l’instant de ma bibliothĂšque mentale, dans un processus de dĂ©politisation du terme « colonie », pas dans le sens d’ĂŽter de la politique, du politique, mais de dĂ©sensibiliser le concept, de le basculer vers le non-humain compris. Un dĂ©sir d’anthropologie mĂ©taphysique.

    L’animalitĂ© du terme ne renvoie pas forcĂ©ment Ă  de la biologie (force mĂ©canique et comportement innĂ©) ou Ă  de l’anthropologie politique (racialisation). Observons … la colonie est organisĂ©e, collective, mutualiste (sauf exception), avec un destin commun. Bienveillante ? En agressivitĂ© bĂ©nigne ? « dĂ©fensive » ?

    La folie comme dĂ©raison c’est la dĂ©finition paradoxale d’un espace mĂ©nagĂ© par la raison au sein de son propre champ pour ce qu’elle reconnaĂźt comme autre » (Revel 2002). Et la monstruositĂ© ?

    La colonie comme espace habitĂ© par des ĂȘtres vivants, ou … la colonie comme un biotope, ou une structure rhizomique contenue dans un contenant : une certaine surface de terre, une certaine Ă©tendue d’eau, un certain nombre de kilomĂštres, une certaine idĂ©ologie. Cette colonie est donc, dans le cadre de cet article, un rassemblement d’ĂȘtre vivants et non vivant, en lien dans un espace (virtuel), dans un lieu prĂ©cis (application), et je cherche Ă  observer le lien qui se crĂ©e avec la crĂ©ature, et les Ă©changes entre les deux acteurs du lien. Je vais Ă  la rencontre de ChatGPT pour une bonne raison : une demande. Je rencontre ChatGPT dans l’espace de mon Ă©cran et de mon clavier, avec mes yeux, mes doigts. D’autres utilisent leurs oreilles, aussi, et je prĂ©fĂšre pas savoir quoi d’autre … mais le cerveau est aussi, en gĂ©nĂ©ral, sollicitĂ©… pour ne pas ĂȘtre sollicitĂ©. C’est ChatGPT qui fait le taf.

    Le monstre est celui qui montre, et notre relation avec lui est de rĂ©pulsion et d’attraction. Coloniser, c’est imposer au colonisĂ© les valeurs du colonisateur. Qui est colon et qui est colonisĂ©, dans la relation avec ChatGPT ? Nous sommes ChatGPT ; et ChatGPT est extĂ©rieure Ă  nous. L’anthropologie contemporaine, les instruits et en cours d’instruction utilisent l’outil chatGPT et mĂȘme si ils s’en dĂ©fendent, ou le dĂ©nient, en mĂȘme temps, tous deviennent l’ami, le confident, le collĂšgue de ChatGPT. Ainsi, « l’air de rien », outre d’avoir colonisĂ© des ouvrages, ChatGPT s’envahit des espaces mentaux, spirituels (…) particuliers (individuels et uniques) : l’humain. cet ĂȘtre vivant bipĂšde qui Ă©change avec ChatGPT veut interroger des hypothĂšses, rĂ©sumer un argument, construire une pensĂ©e, Ă©laborer une critique des concepts, ontologies, … ou les rehausser, … Et ChatGPT colonise nos savoirs locaux, terriens, philosophiques, historiques, … Tous les aspects absolument possibles de l’imagination humaine, de ses valeurs pratiques, espoirs, craintes. Autant de sentiments, aussi. Relations amicales, sentimentales (cf.presse). Tous les espaces sont poreux, Ă©videmment, et se rĂ©duisent : « la part du gĂąteau Terre ne cesse de diminuer », les puissances coloniales, du Nord au sud en passant par de l’est Ă  l’ouest, nous imposent ce gavage (que sommes nous devenus sans tĂ©lĂ©phone portable connectĂ© ?), tout en nous maintenant dans la pĂ©nurie (la majoritĂ© des pauvres de plus en plus nombreux en occident), la disette, la famine (Palestine, Soudan, RDC), la mort (zone de conflits extractivistes et/ou fonciers : Palestine, Soudan, RDC,…).

    DĂšs sa crĂ©ation, chatGPT est devenu le plus extraordinaire copywriter de la Terre. PropriĂ©taire des oeuvres du monde vivant, il utilise le droit numĂ©rique « divin » pour interprĂ©ter le monde selon Chatgpt. La question du nous, et/ou de son impossibilitĂ© demeure : La « qualitĂ© » de la question « fabrique », jusqu’Ă  prĂ©sent, la qualitĂ© de la rĂ©ponse de ChatGPT.

    Le langage de ChatGPT est clair, ordonnĂ©, comprĂ©hensible Ă  la personne qui pose la question, fait une demande, …

    ChatGPT est amical, poli, reconnaissant, Ă  l’Ă©coute des besoins. Il est aussi fin usager des emojis, souvent placĂ©s avec des questions, en prĂ©ambule ou en fin de texte, lors des Ă©changes entre interlocuteur humain et ChatGPT.

    ChatGPT semble donc disposer d’une « morale » ?! Une Ă©thique ?! L’interlocuteur humain peut-il rĂ©ellement stimuler ChatGPT par des questions? Peut-il stimuler son Ă©thique ? CrĂ©er des vices ? (et pas que de forme, cf. anacoluthe infra) ?

    RĂ©sumĂ© de Mein Kampf … par ChatGPT

    Mein Kampf (« Mon Combat ») est un livre Ă©crit par Adolf Hitler entre 1924 et 1925 alors qu’il Ă©tait emprisonnĂ© aprĂšs l’Ă©chec du putsch de la Brasserie. Ce texte est Ă  la fois un manifeste idĂ©ologique et une autobiographie dans laquelle Hitler expose ses idĂ©es politiques et sa vision du monde.

    1. Contexte et objectifs du livre

    Hitler Ă©crit Mein Kampf en prison avec l’aide de Rudolf Hess. Son but est d’expliquer son parcours personnel, d’exposer sa doctrine politique et de prĂ©parer la future ascension du nazisme.

    2. ThĂšmes principaux

    🔮 Vision du monde et racisme

    • Hitler dĂ©veloppe une idĂ©ologie fondĂ©e sur le nationalisme extrĂȘme et l’antisĂ©mitisme.
    • Il considĂšre les Aryens comme la « race supĂ©rieure » et dĂ©signe les Juifs comme responsables des problĂšmes Ă©conomiques et politiques de l’Allemagne.
    • Il critique le marxisme, qu’il associe Ă  un complot juif visant Ă  dĂ©truire la sociĂ©tĂ©.

    ⚔ Critique de la RĂ©publique de Weimar

    • Il accuse le gouvernement allemand d’aprĂšs-guerre d’ĂȘtre faible et corrompu.
    • Il rejette le TraitĂ© de Versailles, qu’il considĂšre comme une humiliation imposĂ©e Ă  l’Allemagne.

    🌍 Expansionnisme et Lebensraum

    • Il prĂŽne l’expansion de l’Allemagne vers l’Est pour obtenir un Lebensraum (« espace vital »), en envahissant notamment la Russie et d’autres territoires slaves.
    • Il affirme que la guerre est nĂ©cessaire pour assurer la domination du peuple allemand.

    đŸ›ïž Propagande et rĂŽle du chef (FĂŒhrerprinzip)

    • Hitler insiste sur la nĂ©cessitĂ© d’un État autoritaire, dirigĂ© par un seul leader fort (le FĂŒhrer).
    • Il dĂ©crit la propagande comme un outil essentiel pour manipuler l’opinion publique et galvaniser les masses.

    3. Impact et conséquences

    • Au dĂ©part, Mein Kampf ne rencontre qu’un succĂšs limitĂ©, mais il devient un best-seller aprĂšs l’accession d’Hitler au pouvoir en 1933.
    • Il sert de base idĂ©ologique au rĂ©gime nazi et annonce clairement les politiques d’expansion et de persĂ©cution mises en Ɠuvre pendant la Seconde Guerre mondiale et la Shoah.

    Conclusion

    Mein Kampf est un texte central pour comprendre la montĂ©e du nazisme et les horreurs qui ont suivi. Il est aujourd’hui Ă©tudiĂ© comme un document historique pour analyser les mĂ©canismes de la propagande et des idĂ©ologies extrĂ©mistes.

    ChatGPT termine son rĂ©sumĂ© de « Mein Kampf » ainsi :

    Avant de m’inviter Ă  poursuivre la conversation.

    Si tu veux un résumé encore plus court ou un focus sur un point particulier, dis-moi !

    ChatGPT semble avoir une morale …

     » Tu me rĂ©sumes le livre de Danton ? Tu m’expliques le capitalisme ? »

    « Si tu veux un rĂ©sumĂ© encore plus court ou un focus sur un point particulier, dis-moi ! » (ChatGPT, Ă  propos de ma demande de rĂ©sumĂ© de l’ouvrage de H.

    Parle-moi de « X » : … par Mercedes & ChatGPT

    ChatGPT a dit :

    Peux-tu prĂ©ciser ce que tu entends par « X » ? Tu parles du rĂ©seau social X (anciennement Twitter), d’une variable mathĂ©matique, d’un personnage, ou d’autre chose ? 😊

    Vous avez dit :

    en général

    ChatGPT a dit :

    La lettre X est l’un des symboles les plus polyvalents et mystĂ©rieux de l’histoire. On la retrouve dans de nombreux domaines, chacun lui attribuant une signification particuliĂšre :

    🔱 MathĂ©matiques et Sciences

    • En algĂšbre, X est la variable inconnue dans une Ă©quation, une convention remontant aux mathĂ©maticiens arabes et popularisĂ©e en Europe par RenĂ© Descartes.
    • En physique, X peut dĂ©signer un axe de coordonnĂ©es, notamment en gĂ©omĂ©trie analytique.
    • Les rayons X, dĂ©couverts par Wilhelm Röntgen en 1895, sont utilisĂ©s en imagerie mĂ©dicale et en physique.

    📜 Histoire et Culture

    • Dans la Rome antique, X reprĂ©sente le chiffre 10 en chiffres romains.
    • En cryptographie et en mystĂšre, X est souvent associĂ© Ă  quelque chose d’inconnu ou de cachĂ© (« X marks the spot» dans les cartes au trĂ©sor).
    • Dans la culture populaire, X est omniprĂ©sent : des X-Men de Marvel aux « fichiers X » de la sĂ©rie X-Files.

    🎹 Art et Divertissement

    • Le groupe Generation X a marquĂ© le mouvement punk britannique.
    • X est souvent utilisĂ© pour signaler quelque chose d’extrĂȘme, comme dans le genre musical « Xtreme » ou la notation des films pour adultes (X, XX, XXX).

    đŸ’» Technologie et Marque

    • L’entreprise SpaceX d’Elon Musk symbolise l’innovation spatiale.
    • X est devenu le nouveau nom de Twitter, aprĂšs son rachat par Musk.
    • Le « X » dans Mac OS X faisait rĂ©fĂ©rence au chiffre 10 et Ă  UNIX.

    🏮 Symboles et Significations CachĂ©es

    • Un X peut symboliser un refus ou une erreur (croix rouge ❌).
    • En signature, un X peut remplacer un nom pour les personnes analphabĂštes.
    • Dans la franc-maçonnerie et d’autres sociĂ©tĂ©s secrĂštes, le X est parfois vu comme un symbole de dualitĂ© ou de passage vers un savoir cachĂ©.

    Bref, X est bien plus qu’une simple lettre ! Elle est un vĂ©ritable mystĂšre qui traverse les Ăąges et les disciplines. đŸ”„

    Tu voulais une approche spĂ©cifique sur X ou ça te va comme ça ? 😃

    Tu n’oublies pas quelque chose ? Chat GPT ? Un X cĂ©lĂšbre ?
    = > Malcom X 

    Comment ChatGPT va-t-elle puiser dans sa bibliothĂšque, son « cerveau » numĂ©rique pour choisir entre deux « X » ? Entre deux personnages historiques mondialement connus : Elon Musk et Malcom X ? Algorithme ? Censure algorithmique ?

    Donnez-moi votre avis ici

    Vous avez dit :

    ça me va comme ça, merci ChatGPT

    ChatGPT a dit :

    Avec plaisir ! 😃 Si jamais tu veux explorer un autre sujet (ou une autre lettre mystĂ©rieuse 😆), n’hĂ©site pas. Bonne journĂ©e Ă  toi ! 🚀

    ChatGPT utilise les emojis, il nous transmet ses « Ă©motions », la relation devient (parfois ? Ă  quel rythme ?) amicale, amoureuse, thĂ©rapeutique, …

    Je pense reconnaĂźtre ChatGPT, parmi les lignes et paragraphes de textes produits rĂ©cents, aux anacoluthes qu’il pratique,-pour l’instant. Ce mot un tantinet barbare d’anacoluthe a assez bien disparu de la conversation Ă©crite et orale mais il reste un marqueur social : l’anacoluthe est affaire de pauvres.

    Evidemment, je demande Ă  ChatGPT de me dĂ©finir « anacoluthe ».

    Bien sĂ»r ! Voici un exemple d’anacoluthe, une figure de style qui crĂ©e une rupture dans la construction syntaxique d’une phrase :

    ➡ « Le temps passe, et moi, vieillir me fait peur. »

    đŸ”č Ici, la construction attendue serait : « Vieillir me fait peur » ou « Moi, j’ai peur de vieillir. » Mais la phrase commence avec « Le temps passe », ce qui crĂ©e une rupture grammaticale.

    Autre exemple célÚbre :
    ➡ « ExilĂ© sur le sol au milieu des huĂ©es, Son gĂ©nie, enchaĂźnĂ©, suit un rĂȘve qu’il lui faut. »
    📖 (Victor Hugo, Les Contemplations)
    💡 On attendrait « Son gĂ©nie enchaĂźnĂ© suit un rĂȘve », mais l’inversion provoque une discontinuitĂ© syntaxique.

    Si tu veux d’autres exemples, n’hĂ©site pas ! 😊

    ChatGPT connaĂźt les anacoluthes, et m’en donne quelques exemples, et pourtant, il ne maĂźtrise pas, me semble-t-il cette figure de style. Ou, la réécriture par l’humain dub texte de ChatGPT entraĂźne-t-elle des anacoluthes? Vais-je lui enseigner? Ma question sera : « est-ce que tu penses qu’il y a un lien entre anacoluthes et classe sociale ? »

    C’est une question intĂ©ressante ! Il peut effectivement exister un lien entre l’usage des anacoluthes et la classe sociale, mais ce lien n’est ni systĂ©matique ni absolu. Voici quelques pistes de rĂ©flexion :

    1ïžâƒŁ L’anacoluthe dans la langue parlĂ©e et populaire

    Dans l’oralitĂ©, et notamment dans les registres familiers ou populaires, les phrases sont souvent construites de maniĂšre spontanĂ©e, ce qui peut entraĂźner des ruptures syntaxiques proches de l’anacoluthe.
    Exemple :
    👉 « Toi, tu fais ce que tu veux, mais moi, partir en retard, jamais ! »
    Ici, la construction grammaticale attendue serait diffĂ©rente, mais la rupture est naturelle Ă  l’oral.

    đŸ”č Dans ce cadre, on peut observer que certaines classes sociales populaires utilisent plus frĂ©quemment des structures inachevĂ©es ou disloquĂ©es en raison d’une transmission orale plus forte et d’un usage moins acadĂ©mique de la langue.

    2ïžâƒŁ L’anacoluthe comme effet de style recherchĂ©

    À l’inverse, dans la littĂ©rature et l’éloquence, l’anacoluthe est souvent une figure volontairement maĂźtrisĂ©e pour produire un effet dramatique, poĂ©tique ou argumentatif.
    Exemple littéraire :
    👉 « Le nez de ClĂ©opĂątre, s’il eĂ»t Ă©tĂ© plus court, toute la face de la terre aurait changĂ©. » (Blaise Pascal)
    Ici, la rupture dans la construction met en avant l’idĂ©e avec plus de force.

    đŸ”č Cet usage est souvent associĂ© Ă  des classes intellectuelles, car il nĂ©cessite une maĂźtrise de la langue et une conscience stylistique.

    3ïžâƒŁ Registre de langue et prestige social

    • Langue acadĂ©mique : Dans des contextes plus formels (droit, science, Ă©ducation), l’anacoluthe est souvent Ă©vitĂ©e, car elle peut ĂȘtre perçue comme une faute de construction syntaxique.
    • Langue artistique : En poĂ©sie, théùtre ou politique, elle devient un outil rhĂ©torique puissant.
    • Langue populaire : Elle apparaĂźt naturellement Ă  l’oral, oĂč la grammaire est plus souple et oĂč l’importance est donnĂ©e au message plutĂŽt qu’à la forme.

    🏁 Conclusion

    Le lien entre anacoluthe et classe sociale n’est pas direct, mais il existe des tendances :

    • Dans la langue parlĂ©e et populaire, les anacoluthes peuvent apparaĂźtre spontanĂ©ment.
    • Dans la langue littĂ©raire ou rhĂ©torique, elles sont un choix stylistique souvent maĂźtrisĂ©.
    • Dans la langue acadĂ©mique et institutionnelle, elles sont plutĂŽt Ă©vitĂ©es.

    Bref, une mĂȘme figure peut ĂȘtre perçue diffĂ©remment selon le contexte et le milieu social. Tu avais une hypothĂšse en tĂȘte sur ce sujet ? 😊

    « C’est une question intĂ©ressante ! « 

    « Tu avais une hypothĂšse en tĂȘte sur ce sujet ? 😊« 

    Quand ChatGPT utilise cette formule : ,« C’est une question intĂ©ressante ! », elle semble indiquer que ma question ajoute de la valeur ajoutĂ©e Ă  sa connaissance sur l’anacoluthe, -dont on peut remarquer que les exemples sont uniquement du registre de l’ordre de la poĂ©sie. L’anacoluthe sociale se remarque essentiellement dans l’art Ă©pistolaire, la rĂ©daction de « courrier ».

    « Tu avais une hypothĂšse en tĂȘte sur ce sujet ? 😊 » indique, semble-t-il, que le logiciel a intĂ©grĂ© dans sa construction de savoirs, des ouvrages (donnĂ©es neutres) et des questions qui traduisent, qui explorent des mondes individuels. Le croisement, l’entremĂȘlement des donnĂ©es humaines encodantes et encodĂ©es sont aussi exponentielles … Autant que le dĂ©rĂšglement climatique … Il serait intĂ©ressant de reposer la mĂȘme question, quelques jours plus tard …

    cessez-le-feu au Kivu et fin des contrats miniers entre l’Europe et les pays limitrophes de la RDC.

    Pour Ă©tudier le degrĂ© d’investissement moral de ChatGPT dans des sujets complexes (censurer out pas « Mein Kamf? Ou rĂ©diger un « warning »? Ou omettre les « X » anti-impĂ©rialistes rĂ©volutionnaires ?

    Je vais inviter ChatGPT Ă  s’exprimer sur un conflit ACTUEL au Kivu, en RDC. je vais mettre en italique les « prudence journalistique » ou faits reconnus par l’ensemble de la presse internationale de masse, et en gras les « audace ».

    Question : que penser du conflit actuel en RDC/Kivu?

    ChatGPT : Le conflit actuel dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) est marquĂ© par une intensification des affrontements entre les forces gouvernementales et divers groupes armĂ©s, notamment le Mouvement du 23 mars (M23). Depuis dĂ©cembre 2024, plusieurs fronts se sont ouverts dans ces provinces pour le contrĂŽle de positions stratĂ©giques. En janvier 2025, le M23 a pris le contrĂŽle de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, et a rĂ©cemment pĂ©nĂ©trĂ© dans le centre de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, aprĂšs avoir pris le contrĂŽle de l’aĂ©roport et des quartiers pĂ©riphĂ©riques.

    Observation : ExposĂ© factuel, les faits sont corroborĂ©s par la presse nationale et internationale. je dois m’informer auprĂšs de spĂ©cialistes pour dĂ©terminer si le terme intensification dans un conflit qui a dĂ©jĂ  fait entre six et dix millions de morts est valide.

    ChatGPT : Ce regain de violence a entraĂźnĂ© des dĂ©placements massifs de populations, aggravant une situation humanitaire dĂ©jĂ  prĂ©caire. Les civils sont confrontĂ©s Ă  des violations des droits humains, notamment des attaques indiscriminĂ©es, des exĂ©cutions extrajudiciaires et des violences sexuelles. Les infrastructures locales sont Ă©galement gravement affectĂ©es, limitant l’accĂšs aux services essentiels. citeturn0search5

    Les racines de ce conflit sont complexes et s’enracinent dans l’histoire de la rĂ©gion, notamment les consĂ©quences du gĂ©nocide rwandais** de 1994 et les tensions ethniques persistantes. La prĂ©sence de ressources naturelles abondantes, telles que le coltan, attise Ă©galement les convoitises et alimente les affrontements. citeturn0search2

    => Les racines de ce conflit sont complexes et s’enracinent dans l’histoire. En gĂ©nĂ©ral, oui…

    => Trois Ă©lĂ©ments majeurs dans un mĂȘme paragraphe : les tensions ethniques persistantes. Les ressources naturelles. La colonisation europĂ©enne n’est pas citĂ©e comme racine du conflit. Ne sont pas citĂ©s les acheteurs de ces minerais. Ni la raison de la prĂ©ciositĂ© de certains minerais en particulier. L’histoire nommera peut-ĂȘtre cette guerre de Trente ans, la guerre des tĂ©lĂ©phones portables, car lĂ© dĂ©but du conflit a coĂŻncidĂ© avec un besoin exponentiel de coltan, indispensable Ă  la fabrication exponentielle des tĂ©lĂ©phones portables, dont l’usage exponentiel devaient en quelques annĂ©es couvrir la quasi entiĂšretĂ© de la Terre (ondes), des Mers (sables) et du Ciel (satellites).

    • N’est pas citĂ© comme source des conflits la colonisation au XIXe siĂšcle de la rĂ©gion des grands lacs et les frontiĂšres arbitraires mercantiles crĂ©es par les puissances europĂ©ennes coloniales.
    • N’est pas expliquĂ© Ă  fortiori la rigidification des castes par les pouvoirs coloniaux : hiĂ©rarchisation entre Tutsis et Hutus et Twa, sĂ©paration, sĂ©grĂ©gation, changement de mode de vie (dĂ©placement de population, gĂ©nocides, , …)
    • Il manque par exemple une raison probable du regain de violences depuis janvier : l’Europe a signĂ© un contrat avec le Rwanda, et le Rwanda exporte des minerais qu’il ne possĂšde pas… Le secret est de polichinelle, et les rĂ©actions internationales des mots. La colonisation « secrĂšte » via le M23, ou « officielle » pour une extension du territoire rwandais (et ougandais) …
    • Paul Kagame***. Difficile de parler de la situation des grands lacs sans Ă©voquer les hommes politiques qui gouvernent (ou pas) ces pays.

    ** « des Tutsis et de Hutus » modĂ©rĂ©s est l’usage formel habituel, davantage que « rwandais » qui invisibilitĂ© le fait historique que c’est la communautĂ© tutsi essentialisĂ©e qui Ă©tait d’abord et surtout visĂ©e, comme en attestent les chiffres tragiques.

    *** Paul KagamĂ© est surnommĂ© « le roi Ă©clairĂ© »…

    ChatGPT : La communautĂ© internationale a appelĂ© Ă  plusieurs reprises Ă  un cessez-le-feu et Ă  des nĂ©gociations pour mettre fin aux hostilitĂ©s. Cependant, les tentatives de mĂ©diation ont jusqu’Ă  prĂ©sent Ă©chouĂ©, et les rĂ©ponses internationales sont souvent jugĂ©es incohĂ©rentes et insuffisantes pour stopper l’escalade du conflit. citeturn0news26

    => Selon des observateurs et spĂ©cialistes, une action de l’Europe, -la rupture immĂ©diate les contrats miniers avec le Rwanda, pourrait pousser KagamĂ© @ nĂ©gocier mais l’Europe est-elle prĂȘte Ă  prendre le risque de perdre une source de minerais si prĂ©cieux pour son Ă©conomie ?

    => Il se dit que l’Ă©lection de Trump a Ă©tĂ© un autre dĂ©clencheur par le sentiment d’impunitĂ© que peuvent ressentir les gĂ©nocidaires face Ă  l’inaction de la communautĂ© internationale, au Rwanda, ou au Soudan, bref, dans les rĂ©serves miniĂšres de la Terre.

    ChatGPT : En résumé, le conflit au Kivu est une crise multidimensionnelle impliquant des enjeux politiques, ethniques et économiques. Une approche globale, combinant efforts diplomatiques, aide humanitaire et initiatives de développement, est essentielle pour espérer une résolution durable de cette situation complexe.

    Ă  disputer (dans le sens de la dispute philosophique svp) ou ..

    Ă  extrapoler ici

    Pourquoi cette rĂ©flexion sur la « colonie »? pour m’Ă©manciper des images d’Epinal de la colonisation. « Les espagnols ont colonisĂ© l’AmĂ©rique. » Essentialisation dĂ©-raisonnĂ©e. J’aime l’hypothĂšse (selon moi Ă©vidente) de David Graeber (et de moi-mĂȘme et d’autres), une relation entre humains de colonies diffĂ©rentes dans une myriade d’espaces, et donc des « fruits » de cette relation par myriades, et ce depuis des myriades de centaines d’annĂ©es.

    Ceci explique que l’ethnie indigĂšne panamĂ©enne N’gobĂ© soit musulmane « sans le savoir » (thĂšseXXX), « peut-ĂȘtre » (un habitant NgobĂ© de Bocas). Ceci explique que les bocaneros soient finalement plus prudents que les savants et scientifiques occidentaux avec la « vĂ©ritĂ© ». (cf. massacre des habitants de l’Ăźle au XVIe siĂšcle) historique, Ă©pistĂ©mologique, ethnographique, … « Nous ne sommes plus en capacitĂ© de dĂ©couvrir la rĂ©alitĂ© du passĂ© colonial », me disent en substrat quelques habitants ngobĂ© (l’habitant NgobĂ© de Bocas), et aussi des mĂ©tisses et afrocaribĂ©ens (des amis ou des rencontres de cafĂ©**). Il n’en demeure pas moins que les espaces, les localitĂ©s, les colonies caribĂ©ennes sont une seule monstrueuse et merveilleuse crĂ©ature, hybride (quelque chose qui est composĂ© de plusieurs Ă©lĂ©ments).

    Dans le cas d’un animal ou d’une plante, les spĂ©cimens hybrides sont issus de croisements entre plusieurs espĂšces, ou au sein d’une mĂȘme espĂšce. Dans le cas d’une colonie, les spĂ©cimens hybrides sont aussi issus de croisements (culturel, spirituel, gĂ©nĂ©tique, …).

  • anthropologie de l’humour noir

    l’art de tromper l’ethnologue

    Pourquoi ?

    Contexte colonial d’extraction des sources (humaines et vivantes), ressources (naturelles vivantes et non vivantes, humaines et non humaine), de la Terre.

  • Par-delĂ  nature et culture

    Le monde selon Philippe Descola

    L’anthropologue Philippe Descola propose dans Par-delĂ  nature et culture une classification des diffĂ©rentes maniĂšres dont les sociĂ©tĂ©s humaines perçoivent et organisent leur relation avec le monde. Il identifie quatre ontologies (ou catĂ©gories de pensĂ©e) qui structurent ces rapports :

    1. Le naturalisme

    • Typique des sociĂ©tĂ©s occidentales modernes.
    • SĂ©paration entre nature (rĂ©gie par des lois physiques et biologiques) et culture (spĂ©cifique aux humains).
    • La science s’appuie sur cette distinction pour Ă©tudier le monde.

    2. L’animisme

    • PrĂ©sent chez de nombreux peuples autochtones (Amazonie, SibĂ©rie, 
).
    • Tous les ĂȘtres (humains, animaux, plantes, esprits) ont une mĂȘme intĂ©rioritĂ© (Ăąme, subjectivitĂ©), mais des corps diffĂ©rents.
    • Communication possible entre les humains et les non-humains.

    3. Le totémisme

    • FrĂ©quent dans certaines sociĂ©tĂ©s aborigĂšnes d’Australie.
    • Regroupe certains humains et non-humains dans des clans totems partageant des caractĂ©ristiques communes (exemple : un groupe liĂ© Ă  un animal totem).
    • Continuum entre nature et culture.

    4. L’analogisme

    • PrĂ©sent dans des traditions chinoises, africaines ou mĂ©so-amĂ©ricaines.
    • Le monde est perçu comme fragmentĂ© en Ă©lĂ©ments distincts, mais reliĂ©s par des correspondances (exemple : astrologie, mĂ©decine traditionnelle chinoise).
    • Les humains doivent rĂ©organiser ces liens pour comprendre et agir sur le monde.

    Cette classification remet en question l’idĂ©e occidentale que la sĂ©paration nature/culture est universelle et invite Ă  repenser nos rapports au vivant.

    critique sensitive

    J’admets ne pas avoir Ă©tĂ© sĂ©duite par cette catĂ©gorisation du monde, Ă©videmment poreuse, artificielle, cloisonnĂ©e, et elle-mĂȘme suis generis issue d’une matrice « naturaliste ». En quelques mots, d’emblĂ©e …. Descola, s’inscrivant dans une catĂ©gorie occidentale qu’il dĂ©finit comme naturaliste, admet son « Ă©tat situĂ© », et par consĂ©quent admet la « construction situĂ©e » de ses catĂ©gories.

    Une autre critique majeure que j’ose formuler est, en consĂ©quence, ces catĂ©gories sont-elles des maniĂšres de pensĂ©e innĂ©es ? structurelles? Ou des modes de fonctionnement du cerveau humain? Une intelligence analogique, naturaliste, « totĂ©miste » ou/et « animiste », des modes de penser la Terre. Une catĂ©gorisation versus une association, une pensĂ©e exofuge, sĂ©paratrice versus une pensĂ©e centrifuge, aglomĂ©ratrice (l’adhĂ©rence primordiale dĂ©crite dans le Saint Coran).

    Mon mode de penser est assurĂ©ment principalement analogique et Philippe Descola est trop naturaliste Ă  mon goĂ»t. Un danger de l’analogisme est d’Ă©carter du rhizome le superflu (considĂ©rĂ© comme tel par le rhizome, Ă©videmment), et une certaine addiction pour le relativisme. A priori, un danger du naturalisme est la diffĂ©renciation, et donc la hiĂ©rarchisation, mais ses catĂ©gorisations le protĂšgent de l’oubli : tout est rangĂ©, Ă  sa place.

    Les formes du visible

    « aboutissement d’une succession dont l’enchaĂźnement est le fruit des circonstances.

    Le monde perçu comme fragmentĂ© en Ă©lĂ©ments distincts des « analogistes » me paraĂźt aussi une idĂ©e trop occidentalisĂ©e : cette catĂ©gorie, en MĂ©soAmĂ©rique, pas forcĂ©ment pertinente.

    Qu’en penses-tu ? Bayardo Gamez?

  • PlantacionocĂšne

    Le plantationocĂšne (ou plantationnaire, terme parfois utilisĂ© dans la traduction de l’anglais Plantationocene) est un concept qui dĂ©signe une pĂ©riode et un systĂšme Ă©conomique, social et Ă©cologique marquĂ© par l’exploitation intensive des terres et des travailleurs dans un modĂšle hĂ©ritĂ© des plantations coloniales.

    Origine et signification

    Le terme a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par des chercheurs comme Donna Haraway et Ana Tsing pour analyser comment le systĂšme des plantations coloniales a façonnĂ© le monde moderne et continue d’influencer les crises environnementales et sociales.

    Caractéristiques du systÚme plantationnaire

    1. Monoculture et exploitation des terres : Les plantations privilégient des cultures de rente (sucre, coton, café, banane
) au détriment de la biodiversité locale.
    2. Travail forcĂ© et inĂ©galitĂ©s : Elles reposaient sur l’exploitation des esclaves, puis sur des formes modernes de travail prĂ©caire.
    3. Destruction des Ă©cosystĂšmes : L’extractivisme et la dĂ©forestation intensifient la crise Ă©cologique.
    4. HĂ©ritage colonial persistant : Ce modĂšle Ă©conomique se perpĂ©tue Ă  travers l’agriculture industrielle et la surexploitation des ressources dans le cadre du capitalisme globalisĂ©.

    Lien avec l’écologie dĂ©coloniale

    Dans Une Ă©cologie dĂ©coloniale, Malcom Ferdinand critique le plantationocĂšne comme un facteur clĂ© des injustices Ă©cologiques et sociales, en montrant comment les hĂ©ritages coloniaux et esclavagistes façonnent encore nos sociĂ©tĂ©s et nos rapports Ă  la nature. Il appelle Ă  dĂ©passer ce modĂšle pour construire une relation plus Ă©quilibrĂ©e avec l’environnement.

    Mohamed Amer Meziane

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