Anthropologue anarchiste
Biographie par wikipedia, résumé de « BullshitJobs » par ChatGPT, Lecture critique par Mercedes Dekeyser.
La première chose à en dire, de David Graber, est qu’il me manque, beaucoup.
Parfois il arrive qu’on ne parvient pas à croire le décès de certain lien ; amie, fils, père, David Graeber. Ma chance ? Noam Chomsky, même capable de ressusciter ! Trève de sentiments.
Le dernier quart du XXe siècle a vu se désagréger, en même temps que le mur de Berlin**, la politique dans la ville et ses collectivités, colonies; à l’époque nommées « comités ». L’Université Libre de Bruxelles est un exemple symptomatique de cette décomposition. Je résume en quelques faits, traits et dates, tout en bas dans Blog à part, cette dépolitisation qui a accompagné le néo-impérialisme, brutalement accéléré avec le téléphone/ordinateur portable et sa mise en réseau numérique, noyau du techno-fascisme contemporain. Le « gauchiste » des « Comités » des années ’80 est devenue l’ »activiste » du « Collectif » au tournant du siècle pour s’étioler… et se perdre vers 2023. Tandis que les néologismes sont en croissance exponentielle, on ne sait plus nommer un humain qui lutte pour un monde plus juste, égalitaire et digne.
Début du XXIe siècle, c’est … la conséquence de la déliquescence. gauche absente face à des intégrismes de plus en plus en vogue, par vagues, de plus en plus brunes.
Biographie, par wikipedia
David Graeber, né le 12 février 1961 à New York (États-Unis) et mort le 2 septembre 2020 à Venise (Italie), est un anthropologue et militant anarchiste américain, théoricien de la pensée libertaire nord-américaine et figure de proue du mouvement Occupy Wall Street.
Son œuvre en anthropologie économique, en particulier ses livres Dette : 5000 ans d’histoire (2011), Bullshit Jobs (2018) et Au commencement était…(2021), ainsi que son rôle de premier plan dans le mouvement Occupy, lui valent d’être reconnu comme l’un des anthropologues et penseurs de gauche les plus marquants de son époque. Il est décrit comme « l’un des intellectuels les plus influents du monde anglo-saxon » par le New York Times1.
Né à New York dans une famille juive de classe ouvrière, Graeber étudie au Purchase College et à l’Université de Chicago, où il mène des recherches ethnographiques à Madagascar sous la direction de Marshall Sahlins et obtient son doctorat en 1996. Il est professeur assistant à l’Université de Yale de 1998 à 2005, année où l’université, dans une décision controversée, choisit de ne pas renouveler son contrat avant qu’il ne soit éligible à la titularisation. Incapable d’obtenir un autre poste aux États-Unis, il entre en « exil académique » en Angleterre, où il est maître de conférences au Goldsmiths College de 2008 à 2013, puis professeur à la London School of Economics à partir de 20132.
Dans ses premières recherches, Graeber se spécialise dans les théories de la valeur (Toward an Anthropological Theory of Value, 2002), la hiérarchie sociale et le pouvoir politique (Pour une anthropologie anarchiste, 2004 ; Possibilities, 2007 ; On Kings, 2017) ainsi que l’ethnographie de Madagascar (Lost People, 2007). Dans les années 2010, il se tourne vers l’anthropologie historique, produisant son ouvrage le plus célèbre, Dette : 5000 ans d’histoire (2011), qui explore la relation historique entre la dette et les institutions sociales, ainsi qu’une série d’essais sur les origines des inégalités sociales dans la préhistoire. Parallèlement, il développe des critiques sur la bureaucratie et le managérialisme (en) dans le capitalismecontemporain, publiées dans Bureaucratie, l’utopie des règles (2015) et Bullshit Jobs (2018). Il forge le concept de « bullshit jobs » dans un essai de 2013 qui analyse la prolifération des « emplois rémunérés qui sont tellement inutiles, superflus ou néfastes que même leurs titulaires ne peuvent justifier leur existence ». Il développe également des analyses du patriarcat, notamment dans le livre Sur les rois (2017) coécrit avec Marshall Sahlins3.
Bien qu’exposé dès son plus jeune âge aux idées politiques de la gauche radicale, l’engagement direct de Graeber dans l’activisme débute avec le mouvement pour la justice globale des années 1990. Il participe aux manifestations contre le troisième Sommet des Amériques à Québec en 2001 et contre le Forum économique mondial à New York en 2002, et écrit par la suite une ethnographie du mouvement, Direct Action (2009). En 2011, il devient l’une des figures de proue d’Occupy Wall Street et est crédité pour avoir inventé le slogan « Nous sommes les 99 % ». Ses engagements ultérieurs incluent des interventions en soutien à la révolution du Rojava en Syrie, au Parti travailliste britannique sous Jeremy Corbyn et à Extinction Rebellion.
David Graeber meurt subitement en septembre 2020, alors qu’il est en vacances à Venise. Son dernier livre, Au commencement était…, coécrit avec l’archéologue David Wengrow, est publié à titre posthume en 2021.
Bullshit Job par ChatGPT
L’impact de Bullshit Jobs de David Graeber
Bullshit Jobs, publié en 2018 par l’anthropologue David Graeber, a eu un impact majeur dans les domaines de la critique du travail, de l’économie et des sciences sociales. Il a ouvert un débat crucial sur l’inutilité perçue de nombreux emplois et sur la manière dont le travail est organisé dans nos sociétés modernes.
1. Un concept viral et une prise de conscience collective
- Graeber définit les « bullshit jobs » comme des emplois inutiles ou absurdes qui n’apportent aucune réelle valeur à la société, mais que les travailleurs doivent faire malgré leur non-sens.
- L’ouvrage a permis à de nombreux employés de mettre des mots sur un sentiment diffus de frustration au travail.
- Il a popularisé une critique radicale du marché du travail et de la bureaucratisation excessive.
2. Une critique du capitalisme et du travail moderne
- Contrairement à l’idée que le capitalisme rend le travail plus efficace, Graeber montre comment il produit une énorme quantité d’emplois artificiels et inutiles.
- Il critique le modèle qui valorise le travail pour le travail, au détriment de l’utilité sociale réelle.
- L’ouvrage a été comparé aux idées de Karl Marx sur l’aliénation, mais dans un contexte de tertiarisation et d’automatisation.
3. Influence sur le débat politique et économique
- Bullshit Jobs a alimenté les discussions sur la réduction du temps de travail et le revenu de base universel comme solutions possibles.
- Le livre a été utilisé par des militants et penseurs pour justifier la nécessité d’une transformation profonde du monde du travail.
- Il a inspiré des réflexions sur la bureaucratie, notamment dans le secteur public et les grandes entreprises.
4. Réception médiatique et académique
- L’essai a été largement débattu dans la presse et les cercles académiques.
- Certains économistes et sociologues ont critiqué Graeber en affirmant que ses arguments reposaient davantage sur des témoignages subjectifs que sur des analyses empiriques solides.
- Malgré ces critiques, son concept est devenu une référence incontournable dans la sociologie du travail.
5. Un impact culturel durable
- Le concept de « bullshit job » est aujourd’hui entré dans le langage courant pour désigner des emplois ressentis comme inutiles.
- Le livre continue d’être une source d’inspiration pour ceux qui remettent en question le sens du travail et la manière dont il est structuré dans nos sociétés.
En résumé, Bullshit Jobs a contribué à une prise de conscience globale sur l’absurdité de certains emplois et sur la nécessité de repenser notre rapport au travail. Son impact se fait toujours sentir dans les débats sur l’économie, la politique et la société du XXIe siècle. 💼🚀
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