Pourquoi tant de haine :

« Arizonazi », je lis dans la presse. La formule est-elle judicieuse ? Les mesures sociales tombent déjà, et tuent déjà les femmes, elles les violent, les agressent les rabaissent. Car quand les mecs sombrent, c’est d’abord elles qui trinquent, et les enfants.

Toute cette frustration de ne pas avoir réussi, de se contempler numéro insignifiant. De rumination. Et de mauvaise éducation : pas la famille, seule, pas lui et surtout elle, -la mère-, mais ce système, mortifère.

Le fils n’a pas été élevé comme ça (échoué comme un phoque sous un porche urbain), mais élevé pour s’élever, quand il a échoué, il rabaisse, c’est sa façon d’exister : faire mal. Triste hère, erre, sans être, du genre celui de Anna Arendt, celui qui obéit aux ordres mortifères du fascisme. Arizonazi est-il judicieux. Si tout système extractiviste est suis generis fasciste. Alors le gouvernement Arizona est fasciste. Ceci explique qu’il couvre et finance des génocides, en Palestine, au Soudan, au Congo, en Amazonie. La liste est hélas longue, et la tuerie dans son ADN, depuis au moins 1492.

je le croisais parfois au marché, mais je l’évitais. Pourtant, je le connais depuis plus de 30 ans. Mais pourquoi ce « pas envie » ? il m’alpague, je suis obligée de répondre. Comment vas-tu ? m’interroge-t-il. J’ai le réflexe du miroir. « Bien, et toi, la famille les enfants ton épouse ? « Bien, ils vont bien. Il enchaîne : « Je me souviens que tu avais eu un petit souci avec ton fils … ». Je joins les mains, le salue, et tourne mes talons. Le « petit souci », c’est son décès, c’est la disparition tragique de mon fils.

Il l’a embarquée par surprise dans sa voiture, puis livrée à trois hommes. (…) le lendemain (…) sang … vomi (…) déchiré … bleus (…) police, hôpital, juge. Déposer plainte. Pourquoi la majorité des femmes ne déposent pas plainte ? Parce qu’il est quasi Impossible de déposer plainte sans risquer des représailles. Ma pote m’explique :

C’est une petite ville. Si elle dépose plainte, ils auront, via leurs avocats, son adresse. C’est pourtant une agression « exemplaire » avec de multiples preuves, l’adresse et le téléphone des agresseurs. -Mais ces hommes criminels seront-ils emprisonnés pour autant ?- Et quand ? La juge met en garde la victime. Les agresseurs peuvent avoir accès à son adresse. Trop dangereux, trop stressant. Alors, elle refuse de déposer plainte. Elle est obligée, pour sa sécurité, de laisser d’autres femmes en danger. De la part de la juge qui freine le dépôt de plainte en expliquant le danger, en poussant ainsi la victime à se défendre seule par le refus de plainte, c’est de la non assistante à personne en danger, car les trois criminels ne sont pas inquiétés. Pareil pour les flics qui du coup n’enquêtent pas « parce qu’il n’y a pas de plainte »?! Imaginons que la victime est trop faible pour parler, y’a pas d’enquête ? Et les agresseurs restent en liberté ?! Foutaises !!! Rien ne les empêchent d’aller sur les lieux, de prendre des ADN, des photos, de mener une enquête : de garder des traces, de participer à protéger la victime, et d’éviter tout risque pour toute autre personne.

sa vie d’avant ce trauma. la punition de la victime .

C’est une punition pour toutes celles qui subissent l’agression, et toutes les autres, au futur, prise au piège de ces humains-bouses, protégés par une justice qui appartient à l’ordre extractiviste capitaliste, bourgeois et partriarcal : la vie des dominés, des subalternes, des déchets humains. Comment parvenir à nous faire entendre ? A nous protéger ? La communalité (Arturo Escobar), ce que je nomme aussi Sumud.

L’échec de la gauche en Belgique, et en Europe, et la force de la Terre-lieu : Gramshi et la crise organique (sorte de bataille culturelle dans un état de basculement => décolonisation des esprits, de l’esprit capitaliste extractiviste).

Mais pourquoi les gens ne sont pas de gauche ? alors que c’est leur intérêt ? Les cons !

Je suis contre la prison mais j’ai souhaité que Sarkozy tâte du système carcéral, même en version allégée. Et je souhaite que cette jeune femme puisse se reconstruire avec le fait d’avoir pu protéger d’autres femmes, et de vivre dans une société qui respecte et donc protège enfin le Vivant (comme il nous protège) : communalidad (Escobar)